LES RÈGLES TYPOGRAPHIQUES
EN USAGE À L'IMPRIMERIE NATIONALE
ET ÉLARGIES AU WEB



  • Accent +

    En français, l'accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture et fait hésiter sur la prononciation, sur le sens même de nombreux mots. Aussi convient-il de s'opposer à la tendance qui, sous prétexte de modernisme, en fait par économie de composition, prône la suppression des accents sur les majuscules. De plus, un grand nombre de polices de caractères d'origine anglo-saxonne, ne comporte aucune accentuation ! On veillera à utiliser systématiquement les capitales accentués, y compris la préposition À.

    Comment appliquer les accents :

    Sous Adobe Illustrator et Adobe InDesign, une fenêtre flottante menu Fenêtre - Texte - Glyphes vous permet d'insérer des caractères accentués pendant la saisie de votre texte.

    Quelques raccourcis clavier :

    À = ` + shift + a ou maj-lock + à
    É = alt + shift + 1 + shift + e ou maj-lock + é
    È = alt + k ou maj-lock + è
    Ê = ^ + shift + e ou maj-lock + ^ + e
    Ë = ¨ + shift + e ou maj-lock + shift + ¨ + e
    Î = ^ + shift + i ou maj-lock + ^ + i
    Ï = ¨ + shift + i ou maj-lock + shift + ¨ + i
    Ù = ` + shift + u ou maj-lock + ù

  • Capitale +

    La capitale n'est pas seulement le signe distinctif du nom propre. On l'emploie aussi :

    1. Au début d'une phrase :

    Après un point final :

    « Il déploie un ample mouchoir et se mouche avec grand bruit ; il crache fort loin, et il éternue fort haut. Il dort le jour, il dort la nuit, et profondément ; il ronfle en compagnie. Il occupe à table et à la promenade plus de place qu'un autre. Il tient le milieu en se promenant avec ses égaux… »
    (La Bruyère, Caractères, VI, 83.)

    Après les points d'interrogation, d'exclamation ou de suspension, mais seulement lorsqu'ils terminent une phrase, et non quand ils ne servent qu'à en détacher les éléments successifs :

    « Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m'a coupé la gorge : on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. (À lui-même, se prenant par le bras.) Rends-moi mon argent, coquin… Ah ! c'est moi ! Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent ! mon pauvre argent ! mon cher ami ! […] Hé ! de quoi est-ce qu'on parle là ? de celui qui m'a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? »
    (Molières, L'Avare, acte IV, sc. VII.)

    Après un deux-points, lorsqu'il annoce une citation fictive ou réelle en style direct (mais non quand il précède une explication ou une énumération) :

    « Il ne répondait pas à la question que se posait chacun d'entre nous : À quoi cela sert-il ?
    Le père demanda : « pourquoi as-tu agi ainsi ? »

    2. Au départ d'un alinéa :

    Commençant directement par le texte :

    Nous étudierons successivement :
    L'illusion de la sécurité collective ;
    La diplomatie des coups de force ;
    Le déclenchement de la guerre.

    Commençant par un numéro ou une lettre de classification, suivi d'un point :

    Le Code pénal français distingue trois catégories d'infractions :
    1. Les crimes ;
    2. Les délits ;
    3. Les contraventions.

    Par contre, la minuscule est de règle après un « moins » ou tiret - :

    La Grande-Bretagne comprend :
    - l'Angleterre ;
    - l'Écosse ;
    - le Pays de Galles.

    3. Au premier mot d'un vers de type classique :

    Mignonne, allons voir si la rose,
    Qui ce matin avait déclose
    Sa robe de pourpre au soleil,
    A point perdu cette vesprée
    Les plis de sa robe pourprée
    Et son teint au vôtre pareil…
    (Ronsard, Odes, I, 17.)

    4. Dans certaines abréviations :

    av. J.-C.
    M.
    MM.
    Mme
    N.B. (Nota Bene - précision)
    N.D.L.R. (Note De La Rédaction)

    5. Et dans les sigles et acronymes :

    CNRS
    ÉSAAT
    SNCF
    USA
    ONU

    Quelques raccourcis clavier pour les capitales spéciales :

    À = ` + shift + a ou maj-lock + à
    Æ = alt + shift + a
    Ç = alt + ç
    É = alt + shift + 1 + shift + e ou maj-lock + é
    È = alt + k ou maj-lock + è
    Ê = ^ + shift + e ou maj-lock + ^ + e
    Ë = ¨ + shift + e ou maj-lock + shift + ¨ + e
    Î = ^ + shift + i ou maj-lock + ^ + i
    Ï = ¨ + shift + i ou maj-lock + shift + ¨ + i
    Π= alt + shift + o
    Ù = ` + shift + u ou maj-lock + ù

  • Césure +

    La césure - ou division ou coupure - d'un mot se marque par un court tiret appelé division. Elle doit être évitée autant que possible. C'est pourquoi, dans les grandes justifications, les coupures seront absentes ou très rares, les espacements étant suffisamment nombreux pour permettre une répartition judicieuse du blanc disponible

    Certaines règles doivent être observées en ce qui concerne l'emplacement de la coupure inévitable. Une distinction doit d'abord être faîte entre les mots simples :

    action, alpin, justice

    et les mots composés :

    transaction, cisalpin, injustice

    Pour les mots simples, la division se fera syllabe par syllabe :

    ac-tion, al-pin, jus-tice

    Pour les mots composés, la division devra tenir compte de l'étymologie :

    trans-action, cis-alpin, in-justice, atmo-sphère, caou-tchouc

    La division étymologique n'exclut pas la coupure syllabique :

    transac-tion, cisal-pin, injus-tice

    mais, dans la mesure du possible, la première sera préférée à la seconde.

    La division d'après la prononciation française est seule admise si la coupure étymologique entraîne un changement de prononciation :

    des-cription, des-truction, pres-cience, sphé-roïde

    Généralités :

    1. On évitera les coupures de mots sur plus de trois lignes consécutives.

    2. Les coupures isolant une seule lettre sont à proscrire.

    3. Si la coupure de la syllable de début comportant deux lettres est à éviter, la coupure consistant à rejeter les deux dernières lettres d'un mot est à exclure.

    Dans les exemples qui suivent :

    [ signifie coupure préconisée,
    / signifie coupure prohibée.

    5. La dernière ligne d'un alinéa doit comporter un mot ou une fin de mot de longueur au moins égale au double du renfoncement de l'alinéa suivant.

    6. On évitera de couper le dernier mot d'une page impaire.

    7. Les abréviations des titres de civilité ou des titres honorifiques ne doivent pas être séparés du nom qui les suit. On ne coupera pas :

    M./et Mme/Durand

    8. Les initiales de prénoms et les particules ne seront pas séparées du nom de famille, de même que les noms de souverains de leur numéro de dynastie. On ne coupera pas :

    J.S./Bach
    Louis/XIV

    9. Un nombre en chiffres arabes ou roamins ne sera jamais séparé du nom qui le précède ou qui le suit. On ne coupera pas :

    16/juin/1961
    300/kilomètres

    10. On ne coupera pas les nombres, décimaux ou non :

    intérêt de 5,/25/%
    11 h/30
    47°/11´/3" de latitude N

    11. On ne coupera pas un mot après l'apostrophe :

    aujourd'/huit
    presqu'/île

    12. Dans les verbes à la troisième personne du singulier demandant le t euphonique, on coupera avant cette lettre et non après :

    aime-[t-/il
    pensa-[t-/elle

    Comment régler automatiquement - ou non - la césure :

    1. Sous Adobe Illustrator vous pouvez régler les paramètres de césure, actifs lors de la saisie de votre texte :
    Automatiquement :

    La fenêtre flottante : menu Fenêtre - Texte - Paragraphe - menu contextuel Césure.
    La fenêtre flottante : menu Fenêtre - Texte - Styles de paragraphe - Créer un nouveau style.

    Manuellement :

    En insérant un tiret + une espace à l'endroit de la césure désirée.

    2. Sous Adobe InDesign vous pouvez régler les paramètres de césure, actifs lors de la saisie de votre texte :
    Automatiquement :

    La fenêtre flottante : menu Fenêtre - Texte et tableaux - Paragraphe - menu contextuel Césure.
    La fenêtre flottante : menu Fenêtre - Styles - Styles de paragraphe - Créer un nouveau style.

    Manuellement :

    En insérant un tiret + une espace à l'endroit de la césure désirée.

    3. Sous Adobe Dreamweaver vous pouvez régler les paramètres de césure (hyphenation) par un style (Cascading Style Sheets) de niveau 3, contrôlé avec la propriété hyphens. Cette propriété ne définit pas les règles exactes de la césure, cependant elle optimise sa mise en œuvre en créant des sauts de ligne et des points de césure appropriés. La création du style est simple : ajouter cette règle à votre feuille de style :

    p {
    hyphens: auto;
    }

    Si la précédente règle n'est pas opérante avec certains navigateurs, vous pouvez la développer comme suit :

    p {
    -webkit-hyphens: auto;
    -moz-hyphens: auto;
    hyphens: auto;
    }

    Et ne pas oublier de renseigner le type d'alignement pour votre texte (justifié) :

    p {
    -webkit-hyphens: auto;
    -moz-hyphens: auto;
    hyphens: auto;
    text-align: justify;
    }

  • Guillemets +

    Les guillemets ont pour fonction d'authentifier une citation. On veillera à ne les fermer qu'après la ponctuation, si elle en est indissociable.

    REMARQUE : La langue française impose les guillemets « typographiques » qui doivent impérativement remplacer les guillemets "dactylographiques" !

    Pour les guillemets, voici les usages pour l'allemand (chevrons inversés et inversés), l'anglais (doubles ou simples) et le français (typographiques) :

    – Er sang: »Das Wandern ist des Müllers Lust.« ou Er sang: „Das Wandern ist des Müllers Lust.”
    – He said: "To be or not to be..." ou He said: ‘To be or not to be...’
    – Il dit : « Les carottes sont cuites. »

    Précision. Pour les langues allemande et anglaise (à la différence du français) : il n'y a pas d'espace avant deux points, avant le point-virgule, avant le point d'interrogation et avant le point d'exclamation.

    Citation de deuxième rang :

    Une citation peut elle-même comporter une autre citation, dite de deuxième rang, qui devra être isolée de la première par des guillemets. Lorsque la première citation est elle-même placée entre guillemets, chaque ligne de la seconde débutera par un guillemet ouvrant. Il en est de même lorsque la citation comporte plusieurs alinéas

    « Je vis Pascal Doigts-de-Poix, qui faisait son huile avec les olives de M. Julien.
       « Je vis Babet la glaneuse, qui, en glanant, pour avoir plus vite noué sa gerbe, puisait à poignée aux gerbiers.
        « Je vis maître Grapasi, qui huilait si bien la roue de sa brouette.
        « Et Dauphine, qui vendait si cher l'eau de son puits. »
    (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin.)

    Si les deux citations se terminent ensemble, on ne composera qu'un guillemet fermant :

    Et La Fontaine de conclure l'anecdote qu'il rapporte sur son inspirateur : « Cette raillerie plut au marchand. Il acheta notre Phrygien trois oboles et dit en riant : « Les dieux soient loués ! Je n'ai pas fait grande acquisition, à la « vérité ; aussi n'ai-je pas déboursé grand argent. »

    Une autre alternative pour une citation de deuxième rang, employer les guillemets anglais pour structurer cette citation de second niveau : « Comme il me disait « Va-t-en », je suis resté », déclarait Paul. devient :

    « Comme il me disait "Va-t-en", je suis resté », déclarait Paul.

    Comment appliquer les guillemets :

    Sous Adobe Illustrator et Adobe InDesign, une fenêtre flottante menu Fenêtre - Texte - Glyphes vous permet d'insérer les guillemets pendant la saisie de votre texte.

    raccourcis clavier :

    français double ouvrant « = alt + è
    français double fermant » = alt + shift + è

    HTML : ENTITÉS NOMMÉES

    allemand chevron ouvrant » = »
    allemand chevron fermant « = «
    allemand inversé ouvrant = „
    allemand inversé fermant = ”
    anglais double ouvrant " = "
    anglais double fermant " = "
    anglais simple ouvrant = ‘
    anglais simple fermant = ’
    français double ouvrant « = «
    français double fermant » = »

  • Italique +

    Le caractère italique est utilisé principalement pour attirer l'attention du lecteur sur un mot, une phrase ou un passage que l'auteur tient à souligner

    La préface, l'avis de l'éditeur et, d'une manière générale, les parties d'un ouvrage qui ne sont pas de la main de l'auteur seront préférablement composés en italique.

    Il est d'usage d'employer l'italique lorsqu'on cite le titre d'un journal, d'une revue, d'une œuvre littéraire ou artistique, le nom propre d'un navire, d'un véhicule terrestre ou aérien (à l'exclusion du type ou de la marque).

    On compose également en italique les dédicaces placées en tête d'un ouvrage ou d'un chapitre, les fonctions et qualités du signataire d'un document, l'indication - entre parenthèses - des mouvements divers dans les comptes rendus des débats d'une assemblée, les jeux de scène dans les œuvres théâtrales, les citations ou mots en langue étrangère - non francisés - dans un texte français, y compris la plupart des locutions latines.

    L'italique sera aussi utilisé, dans les travaux scientifiques, pour les lettres représentant des valeurs variables.

    Les notes de musique se composent en italique.

    On utilisera également l'italique pour la composition des sous-titres.

    On doit se méfier de l'italique électronique, qui incline les caractères romains et peut nécessiter un espacement supplémentaire correctif, particulièrement lorsqu'une lettre haute est suivie de supérieures ou d'apostrophe. Dans ce cas il est impératif de choisir dans ces polices de caractères un style italique (italic)

    HTML

    le code HTML utile des balises pour imposer l'italique à un texte :

    balise ouvrante ‹em›
    balise fermante ‹/em›

  • Ponctuation +

    Faisant souvent figure de parent pauvre dans la famille des éléments stylistiques, la ponctuation est la plupart du temps négligée et les signes servant à la marquer utilisés sans méthode, avec beaucoup de fantaisie au détriment même de la clarté du texte, alors que son rôle est de contribuer à la logique du discours.

    Emploi des signes de ponctuation

    Pour ce qui concerne les travaux courants et administratifs, et même les travaux littéraires, on appliquera les règles d'usage concernant la ponctuation dont les principales sont rappelées ci-après :

    1. Le point termine une phrase. Il se confond, le cas échéant, avec les points de suspension. On le supprime dans les titres centrés.

    2. Le point d'interrogation doit terminer toute phrase interrogative en style direct. Il subsiste dans les titres centrés.

    3. Le point d'exclamation ne doit pas être omis à la fin des phrases exclamatives. On ne le supprimera pas dans les titres centrés. Il doit suivre les interjections : « Enfin ! » « Oh ! » « Hélas ! » « Eh bien ! » Mais on ne ponctuera que la dernière d'une suite d'interjections semblables : « Ah ah ! » « Oh ! la la ! ».

    4. La virgule sépare sujets, compléments, épithètes, attributs et propositions de même nature non unis par une conjonction de coordination (ou, et, donc, or, ni, car, mais). Elle isole les mots formant répétition ou mis en apostrophe, les propositions relatives explicatives. On ne séparera pas de leur verbe par une virgule plusieurs sujets, coordonnés ou non, de même que le verbe du complément d'objet, direct ou indirect. On ne mettra pas de virgule avant une parenthèse, un tiret ou un crochet, à moins que le crochet annonce une restitution. On fera précéder « etc. » d'une virgule.

    5. Le point-virgule s'emploie pour séparer dans une phrase les parties dont une au moins est déjà subdivisée par une virgule, ou pour séparer des propositions de même nature qui ont une certaine étendue. On doit éviter d'en faire un emploi excessif et notamment de l'utiliser là où il faudrait une virgule ou un point.

    6. Le deux-points introduit une explication, une citation ou un dicours.

    Chaque paragraphe d'une énumération introduite par un deux-points, sauf le dernier, se termine par un point-virgule, quelle que soit sa ponctuation interne. Si l'un de ces paragraphes se subdivise à son tour, chaque sous-paragraphe, sauf le dernier, se termine par une virgule :

    Le pistolet automatique de 9 mm, modèle 1950, comporte :
    - un canon ;
    - un bloc culasse ;
    - une carcasse, qui comprend elle-même :
       - un système d'appui,
       - un mécanisme de détente,
       - le logement de la platine et du chargeur ;
    - une platine ;
    - un chargeur.

    On doit éviter, autant que possible, d'employer le deux-points deux fois de suite dans la même phrase. On le supprime à la fin des titres centrés.

    7. Les points de suspension, qui marquent une suppression, une interruption ou un sous-entendu, s'emploient toujours au nombre de trois. Dans une citation, les points de suspension indiquant une coupure se mettent généralement entre crochets pour distinguer des mêmes points imputables à l'auteur. On ne doit jamais faire suivre « etc. » de points de suspension.

    8. Les parenthèses servent à intercaler dans une phrase une indication, une précision accessoires. Lorsqu'un texte entre parenthèses est composé en deux caractères différents, l'un au début, l'autre à la fin, il faut employer des parenthèses qui soient toutes les deux de même caractère, celui du début.

    9. Les crochets servent à encadrer une intercalation à l'intérieur d'une parenthèse ou immédiatement après une parenthèse. Dans les citations on les utilise pour signaler les suppressions, pour marquer les restitutions ou pour isoler des ajoutés indispensables au sens qu'on ne veut pas mettre en note.
    Dans les références bibliographiques, il est d'usage de placer entre crochets les mentions de lieu et date d'édition lorsqu'elles ne sont pas mentionnées sur l'ouvrage et qu'elles ont pu être établies.

    10. Les tirets (ou moins) s'utilisent isolément ou par deux :

    - employé seul, le tiret signale chaque terme d'une énumération présentée en sommaire ou même en alinéa ; dans les dialogues, il indique le changement d'interlocuteur ;

    - encadrant un ou plusieurs mots, à la façon des parenthèses, les tirets seront préférés à celles-ci chaque fois que l'on désirera séparer du texte une notation sans que la coupure soit trop marquée ; le second tiret sera supprimé avant un point final.

    Espacement des signes de ponctuation

    En dehors des courtes justifications, pour lesquelles les règles ci-après doivent être nuancées, on se souviendra que :

    - la virgule et le point sont toujours collés au mot précédent ;

    - une espace fine doit être placée devant le point-virgule, le point d'exclamation et le point d'interrogation (qui ne seront jamais collés au mot qui précède) ;

    - le deux-points, le tiret, les guillemets sont précédés et suivis de l'espace existant entre les mots de la ligne ; toutefois, en ce qui concerne les guillemets, dans le cas d'une citation de plusieurs lignes incluse dans une autre citation, les guillemets ouvrants placés en début de ligne seront suivis d'une espace uniforme d'un demi-cadratin (pour obtenir l'alignement vertical du texte) ;

    - les parenthèses et les crochets ne portent intérieurement aucun blanc ;

    - les points de suspension :
              - remplaçant le début d'un texte, sont suivis de l'espacement normal des mots dans la ligne,
              - tenant lieu d'une fin de phrase ou de mot, sont collés à la dernière lettre,
              - mis pour un mot unique, sont précédés et suivis de l'espacement normal.

    Le tableau ci-après résume les règles d'utilisation des espaces AVANT ou APRÈS les signes de ponctuation.



    AVANT
    le signe de ponctuation
      APRÈS
    le signe de ponctuation
    VIRGULE
    pas d'espace , espace sécable
    POINT
    pas d'espace . espace sécable
    POINT-VIRGULE
    espace fine ; espace sécable
    POINT-D'EXCLAMATION
    espace fine ! espace sécable
    POINT-D'INTERROGATION
    espace fine ? espace sécable
    DEUX-POINTS
    espace insécable : espace sécable
    TIRETS (moins)
    espace sécable - espace sécable
    GUILLEMET OUVRANT
    espace sécable « espace insécable
    GUILLEMET FERMANT
    espace insécable » espace sécable
    PARENTHÈSE OUVRANTE
    espace sécable ( pas d'espace
    PARENTHÈSE FERMANTE
    pas d'espace ) espace
    CROCHET OUVRANT
    espace sécable [ pas d'espace
    CROCHET FERMANT
    pas d'espace ] espace sécable


    raccourcis clavier :

    Sous Adobe Illustrator, Adobe Flash et Adobe Photoshop : aucune solution. Ces applications ne sont pas des logiciels de mise en page.

    Sous Adobe InDesign : lorsque vous saisissez le texte › clic-droit › menu contextuel › insérer une espace… ou

    espace sécable = barre espace
    espace fine = alt + shift + cmd + m
    espace insécable = alt + cmd + x

    Sous Adobe Dreamweaver :

    espace sécable = barre espace
    espace fine =  
    espace insécable =