MATHILDE FRACHON

LE MÉMOIRE : ACCORD SENSIBLE
LE MACRO-PROJET : MONO


« À moins que l’homme ne s’en souvienne, les sons périssent car ils ne peuvent être couchés sur le papier. » Isidore de Seville

À l’origine, le solfège fut créé pour faciliter l’apprentissage des chants religieux devenus trop difficiles à retenir. Les moines avaient pour habitude de chanter des airs courts, de faible ampleur mélodique, et répétitifs, ce qui rendait possible la transmission orale de maître à disciple. De plus, l’utilisation des instruments était interdite puisque celle-ci éloignait l’homme de Dieu. Le chant n’ayant seulement la capacité de produire qu’une mélodie, et n’ayant pas le droit à un accompagnement, il était donc facile d’apprendre et de transmettre la musique oralement. Notre solfège ne s’attarde seulement que sur la hauteur et la durée des notes. Il est très imprécis en ce qui concerne le timbre, l’intensité et l’espace. Seulement, tenter de le généraliser pour qu’il corresponde à tous les critères musicaux serait comme imposer un seul système de pensée, ce qui est difficilement admissible. Ainsi les règles du solfège ne couvrent pas tout et le compositeur ne cesse de les transgresser, de les contourner, pour répondre à ses attentes. « Il est indifférent qu’on se soit un peu écarté de la règle, écrit Dupuits en 1741 dans ses Principes pour toucher de la vièle, pourvu qu’on rende la pièce aussi sensible, et aussi parfaitement que si l’on avait suivie » dans le même ordre d’idée, on peut lire chez Jean Yves Bosseur : « Nulle notation ne peut prétendre assurer un contrôle absolu sur uneoeuvre (…) car elle constitue globalement un mélange des plus complexe de prescriptions symboliques, numériques, de stimulations graphiques et verbales. »…

  • L'objet Mémoire
  • L'objet Mémoire
  • L'objet Mémoire
  • L'objet Mémoire
  • Recherches volumiques
  • Recherches volumiques
  • Dispositif d'écoute
  • Recherches d'ondes
  • Scénographie de la soutenance


  • télécharger la synthèse du mémoire
    contacter l'auteur